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Le Chindaï est un art martial pour tous qui fait appel à la volonté, à la concentration, à l’esprit de décision et à la rigueur, dans la maîtrise du corps et fondé sur une éthique de discipline et de respect. Le club de Perpignan propose des cours de Chindaï, destiné aux enfants. |
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Aujourd’hui, les difficultés rencontrées par les enfants sont : la violence, infligée ou subie (physique, verbale ou psychologique), l'absence de respect de l'autre, enfant ou adulte, l'absence de repères, l'absence d'écoute, les difficultés de concentration, le désarroi affectif, les comportements caractériels ou hyperactifs, les difficultés relationnelles et les tensions ou conflits qui en résultent. Face à ces difficultés individuelles et collectives, il n'y a pas de remède miracle. |
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Des résultats concrets |
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Néanmoins la pratique régulière du Chindaï permet d'obtenir des résultats concrets observables à court terme : au niveau de l'équilibre physique et de l'équilibre émotionnel , au niveau du rapport au corps et à l'espace, au niveau de la concentration, de l'attention et de la mémorisation , au niveau du relâchement des tensions, au niveau du rapport à l'autre, avec la découverte d'autres modes de fonctionnement, d'autres modes de " valorisation ", d'affirmation, ou de construction de soi.
Les enfants apprennent ainsi à respecter le travail de l'autre, et découvrent en situation la part de responsabilité que nous avons tous vis-à-vis de nous mêmes et vis-à-vis d'autrui. |
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Un autre rapport à l’autre |
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Ceci entraîne naturellement une modification des rapports d'agressivité, d'autant plus que savoir se défendre développe la confiance en soi, et permet de ne plus répondre à l'agressivité par la peur, ou par un surcroît l'agressivité. En cela, on désamorce la spirale ou l'escalade de la Ce type de pratique offre des outils simples, concrets, efficaces et qui permettent à la fois de travailler sur le plan physique (équilibre, ancrage, justesse du geste), mental (concentration) et émotionnel. En effet, l'enfant qui le souhaite découvre progressivement comment gérer ses peurs et cela au niveau familial, scolaire et social.
Ce type de discipline ne doit pas être conçue comme une fin en soi, mais qu'elle offre des moyens au quotidien, dans la complémentarité avec d'autres disciplines ou activités sportives, intellectuelles ou créatives.
Une progression technique spécifique aux enfants a été créée avec passages de grades. Des stages enfants sont aussi organisés pendant les vacances scolaires et à l’occasion du stage d’été. |
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Pascale Amiot, Directrice Technique Adjointe
Commission Nationale Chindaï |
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Interview |
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Myriam Kaci est aujourd’hui la responsable de l’activité chindaï avec les enfants.
Nous l’avons rencontré pour découvrir comme elle travaillait avec ce public.
Pour Myriam Kaci tout a débuté en 2001, en cherchant une alternative sportive à son expérience très physique du « combat libre » et son besoin d’aller dans une autre discipline sportive avec d’autres dimensions. Elle se forme au chindaï et commence à animer des cours. Son bon contact avec les enfants l’amène tout naturellement à se spécialiser dans ce public spécifique. |
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| Qu’est-ce que le chindaï peur apporter aux enfants ? |
Développer leurs facultés d'écoute et de concentration, évacuer leurs tensions, leur fatigue, leurs peurs et certains blocages, se retrouver dans leur corps et mieux se repérer dans l'espace, pacifier leurs échanges au lieu de chercher à s'affirmer par la violence, développer leur confiance en eux, respecter les différences et les règles de la vie de groupe.
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| A partir de quel âge, peut-on pratiquer le chindaï ? |
5 ou 6 ans à partir du cours préparatoire, après essai et mon appréciation. Certains enfants peuvent commencer plus tôt.
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| Qu’est-ce que vous aimez dans le chindaï ? |
Ce que j’apprécie c’est que cette pratique sportive est un outil d’amélioration de la vie quotidienne. Ce n’est pas simplement le mercredi de 14h à 16 h, les enfants le comprennent vite car ils expérimentent des changements concrets dans leur vie. Par exemple, Simon qui a 12 ans fait de la batterie et a développé ainsi sa créativité musicale. Roman qui a le même âge, fait du judo, cela l’a aidé au niveau de la confiance en lui parce qu’il avait eu un accident. Il va commencer la compétition.
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| Certains enfants peuvent devenir « moniteurs »? |
A l’heure actuel Simon (12ans) qui pratique le chindaï depuis 5 ans et Jean-Michel (12 ans ) (7ème année de chindaï) sont « moniteurs ». Ils ont montré un goût personnel pour la transmission de ce qu’ils ont appris. Ils se montrent très disponibles et responsables envers leurs camarades. Concrètement, je leur donne la responsabilité d’une partie d’un cours qui est préalablement préparée avec moi : un exercice de respiration ou de déplacement, sous mon contrôle, mais en tout liberté.
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| Qu’est-ce qu’ils ont appris et transposé dans leur vie quotidienne ? |
Ils ont bien sûr développé leur confiance en eux, leur capacité à prendre des responsabilités, de savoir parler en public. Mais ils aussi capable d’exprimer leur ressenti ou faire part d’une expérience à leurs pairs. Pour les enfants, c’est formidable de pouvoir dire « j’ai appris à parler en public sans stress ». Lorsque c’est enfant qui fait le cours, il y a une qualité d’écoute exceptionnelle et cela les encourage plus les autres lorsqu’ils voient un enfant savoir leurs transmettre des consignes.
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Propos recueillis par Maria Lacombe |
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En projet, une formation national de formateur enfant dans la région Parisienne.
Contact :
Myriam Kaci 06 22 97 44 82 |
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Commission nationale Chindaï 04 68 54 36 15 27 rue Roland Garros
66000 Perpignan |
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chindai.org |
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