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RESEAU SPORT

Le Chindaï

 

Photos © Bruno Suréda

 

 
 
Historique l Eléments techniques l Ateliers Chindaï l Prévention violence
Chindaï et enfant l Chindaï et resocialisation l Chindaï et incivilité
 
 

Historique

Le Chindaï a choisi de signe, une Convention avec l’UNSLL pour rejoindre une fédération sportive agréée, dotée d’une envergure nationale tout en se reconnaissant pleinement dans ses valeurs de promotion de la citoyenneté, de la laïcité et de la pratique du sport pour tous. « Nous apportons au réseau Léo Lagrange une pratique sportive joyeuse avec l’ambition de développer le Chindaï auprès de la jeunesse dans le réseau Léo Lagrange » précise Gilbert Pascual, le Président de la Commission Nationale Chindaï Léo Lagrange.

 
 

Qu’est-ce que le chindaï ?

C’est, un art martial pour tous qui fait appel à la volonté, à la concentration, à l'esprit de décision et à la rigueur dans la maîtrise du corps mais aussi aux valeurs nobles de l'être humain : loyauté, simplicité, responsabilité, respect de soi-même et d'autrui.
Le Chindaï est non violent, dans la mesure où il ne s'agit pas d'attaquer un adversaire, mais d'apprendre à gérer les agressions et les projections sous toutes leurs formes. Il n'y a, en Chindaï, ni combat, ni compétition.
Le Chindaï est un art énergétique, basé sur la découverte et la maîtrise des énergies qui nous entourent et nous composent, autrement dit sur la prise de conscience et l'utilisation de notre propre corps énergétique.
La progression technique est basé sur un travail de concentration basé sur la respiration, la visualisation des quatre éléments (feu, air, eau, terre), les couleurs, les sons et une gestuelle effectuée seul ou avec partenaire, basée sur des déplacements lents, des esquives et des repoussoirs. La progression technique du Chindaï comporte sept niveaux d’enchaînements ou katas.
Au Canada, comme en France, il est utilisé dans des actions de socialisation de publics en difficulté. Des programmes sont aussi mis au point et déjà utilisés dans des collèges des Pyrénées orientales. Ils ont pour objectifs de développer la concentration et l’écoute des jeunes en leur apprenant à contrôler leur respiration. en favorisant ainsi le calme intérieur (atténuer l’émotivité et l’anxiété) et en canalisant leur énergie vers une activité physique qui leur permet d’harmoniser leur rapport aux autres. Des écoliers de ce département ont aussi bénéficié de la pratique du Chindaï qui peut accompagner un retour au calme après une récréation, et permettre de recentrer leur attention les enfants entre deux activités, par exemple. Le Chindaï propose aussi aux étudiants de l’Université de Perpignan, un éventail d'outils concrets, visant la préparation aux examens et l'optimisation de leur potentiel intellectuel et physique.

 
 

Le Chindaï est né des travaux de recherche et d’expérimentation d’Alexandre Homé et de Patrick Peytavi

Né en 1931, Alexandre Homé passe sa jeunesse en Algérie, où il pratique intensivement le judo et le fleuret sous la direction de maître Seigneurie. Sportif de haut niveau (deux fois finaliste du triathlon universitaire d’Afrique du Nord, champion d’Afrique du Nord de handball, recordman du mille mètres militaire...), il entraîne en cross et en karaté les troupes de l’armée.
De retour en France à l’âge de 30 ans, il se consacre à l’agronomie, tout en approfondissant sa recherche de l’amélioration du physique par l’esprit à des fins d’équilibre et de régénération.
Un long séjour en Guyane lui permet de travailler avec des grands maîtres orientaux ; il élabore progressivement une discipline synthétique, le Chindaï, afin de rendre accessibles à un public occidental des techniques énergétiques et des enseignements venus d’Asie. Fondé sur le développement du Qi, réserve d’énergie généralement cultivée après le dixième dan en judo, l’art martial non violent qu’il conçoit vise à la finalité des arts martiaux par la maîtrise et le service ; il permet de cultiver la pensée et le corps tout en développant des qualités mises en œuvre dans la vie de tous les jours.
De retour en France au début des années 70, Alexandre Homé s’installe dans les Pyrénées Orientales, où il contribue aux travaux d’aménagement du littoral, et fonde à Perpignan une école centrale de Chindaï. Les techniques enseignées sont mises à l’épreuve à l’échelle nationale en Albanie par l’un de ses élèves, Patrick Peytavi. Celui-ci devient responsable technique du Chindaï ; des écoles se créent dans le sud de la France, dans la région parisienne ainsi qu'au Canada.
Depuis sa retraite, il poursuit des recherches scientifiques et technologiques sur l’énergie (four solaire, techniques de soin par les couleurs et les sons...) dans le but d’améliorer l’équilibre et la santé de l’individu ; il a en outre créé un réseau humanitaire d’entraide pour lutter contre la faim et la maltraitance en Afrique (Mali) et en Asie (Inde et Vietnam).
Après de nombreuses années d’étude et de pratique des arts martiaux, Alexandre Homé a mis au point un art martial adapté à tous et fondé sur la connaissance et la stimulation de l’énergie que chacun porte en soi.
Dépassant la dimension physique pour développer la dimension subtile du travail martial, il pose les bases d’une discipline synthétique permettant à l’individu de renforcer et d’amplifier son champ électromagnétique et tout en développant la conscience et la maîtrise de ses énergies.

 

Formé aux métiers du sport, policier de profession, Patrick Peytavi entreprend avec Alexandre Homé un travail de compréhension des phénomènes énergétiques et physiques, associé à une pratique approfondie d’arts martiaux asiatiques.
Après trois années passées au Laos, il fait la synthèse de ce travail en l’adaptant à l’esprit occidental. Muté en Albanie en 1992, au service de l’Ambassade de France, il réalise en collaboration avec le gouvernement albanais la mise en application de ces techniques durant trois ans, faisant la preuve de leur efficacité dans des conditions extrêmement exigeantes (formation d’enseignants, entraînement de troupes d’élite). Les résultats sont jugés remarquables par les autorités.
De retour en France, il met en application le Chindaï dans des quartiers difficiles, en collaboration avec la Police Nationale et la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports des Pyrénées Orientales. Le programme mis en place a pour objectif d’apprendre à canaliser les pulsions. Les résultats sont probants : recul significatif de la violence, amélioration des comportements et de l’aspect relationnel.
S’ouvre alors une période de collaboration avec l’Education Nationale. En 1997, sous l’autorité du ministère de l’intérieur, de la DDJS et de la municipalité de Perpignan, est mise en place une formation destinée à des enseignants et éducateurs sociaux, avec mise en pratique sur le terrain.
Patrick Peytavi se consacre également à la préparation énergétique de sportifs de haut niveau et collabore avec des physiciens, des biophysiciens et des chimistes à des recherches scientifiques sur le corps énergétique.

 
 

Le Chindaï est fondé sur la notion de corps énergétique

Le Chindaï se fonde sur le principe que nous sommes tous constitués d’un corps physique, visible et tangible, et d’un corps énergétique, invisible mais mesurable qui englobe et pénètre notre corps physique. Notre corps énergétique est l’animateur de notre corps physique. Animé de lignes et de courants de force, il est composé non seulement des énergies subtiles spécifiques à l’être humain, mais aussi des énergies issues des quatre éléments indispensables à toute vie que sont le feu, l’air, l’eau et la terre.
Nos deux corps sont étroitement unis, et agissent en permanence l’un sur l’autre par l’intermédiaire de notre système nerveux et de notre système endocrinien. Si le corps énergétique est fort et fluide, le corps physique le sera également. En revanche, quiconque a subi des chocs émotionnels en porte les marques inscrites dans son corps énergétique.
L’objectif essentiel du Chindaï est d’apprendre à connaître et à utiliser son corps énergétique en conscience.

 
 

Le Chindaï est un art martial pour tous, énergétique et non violent

Le Chindaï est un art énergétique basé sur la découverte et la maîtrise des énergies qui nous entourent et nous composent. Autrement dit, il s’appuie sur la prise de conscience et l’utilisation de notre corps énergétique.
Le Chindaï est un art martial interne fondé sur la concentration et l’intériorisation ; il privilégie les formes lentes de travail.
Le Chindaï est un art martial qui fait appel à la volonté, à la concentration, à l’esprit de décision et à la rigueur dans la maîtrise du corps. Un art « martial » est un art fondé sur un code moral. Le Chindaï fait appel aux valeurs nobles de l’être humain, loyauté, simplicité, responsabilité, respect de soi-même et d’autrui.
Le Chindaï est non violent car il ne s’agit pas d’attaquer un adversaire, mais d’apprendre à gérer les agressions et les « projections » sous toutes leurs formes. Il n’y a en Chindaï ni combat, ni compétition.

 

 

Le Chindaï, un art martial au service d’un bien être durable et quotidien

En aidant l’individu à découvrir, puis à développer ses capacités de captation et de circulation de l’énergie, le Chindaï lui permet de se transformer naturellement et progressivement, tout en développant des techniques de protection contre des agressions et de mieux gérer son quotidien.
La pratique régulière du Chindaï permet d’apprendre à utiliser le « corps énergétique » pour se défendre de toutes les projections liées la vie moderne (agressions physiques, verbales, psychologiques, rayonnements nocifs, problèmes de syntonisation, etc.) et à maîtriser ses pulsions. Le pratiquant apprend à structurer son mental par la concentration, à améliorer son équilibre, à renforcer sa volonté, et à développer ses capacités d’action juste.
Grâce à un travail régulier, le pratiquant apprend à découvrir et à optimiser son potentiel :
Sur le plan physique, le Chindaï permet une augmentation des potentiels physique et énergétique, un meilleur équilibre dans l’espace, une meilleure récupération après un choc, une maladie, un effort, une plus grande capacité d’action.
Sur le plan mental, il favorise le développement de la concentration et de l’écoute, de la vigilance, et une capacité accrue de mobilisation des forces.
Sur le plan émotionnel, il permet d’améliorer la confiance en soi, de diminuer l'anxiété et le stress, de cultiver des rapports moins conflictuels avec soi-même et avec le monde extérieur.

 
 

Présentation des principaux éléments techniques du Chindaï

Le Chindaï est basé sur le principe de la prise de conscience et l’appropriation du corps énergétique. Ce principe se réalise par l’utilisation appropriée de la respiration, de la visualisation, de la voix et du geste, en les associant à un travail de représentation et de symbolisation des 4 éléments dit « fondamentaux » (le feu, l’air, l’eau et la terre), des couleurs et des sons.
Par exemple, un exercice de respiration peut être réalisé les yeux fermés et être associé à la couleur bleue représentant le calme et la sérénité.
Ces principes et techniques permettent d’utiliser le corps énergétique en fonction des besoins de chacun dans les différentes circonstances de la vie.
Une pratique régulière a pour but d’améliorer la structure énergétique de l’individu, et par conséquent ses capacités et son comportement. Il favorise l’équilibre, la concentration, le dynamisme et l’efficacité, ainsi que la détente et la sérénité propices à la réflexion et au discernement.
Le Chindaï propose un ensemble d’outils simples pour prendre conscience de son corps énergétique, le développer et apprendre à l’utiliser. La progression technique du Chindaï est basée sur un travail de concentration et de représentation des quatre techniques associées ou dissociées :

- La respiration et ses différentes techniques,
- La visualisation symbolique des quatre éléments fondamentaux (le feu, l’air, l’eau et la terre) et des couleurs,
- L’utilisation de la voix pour la production de sons,
- La gestuelle effectuée seul ou avec partenaire, basée sur des déplacements lents, des esquives et des repoussoirs.

Les vibrations engendrées par ces techniques appelées « fondamentaux » créent des effets sur le corps et le mental entraînant une amélioration et un renforcement de l’équilibre énergétique de l’individu.
En s’appuyant sur l’élément terre, constituant symbolique du corps physique, le Chindaï vise à développer et à équilibrer l’ensemble des quatre éléments. D’une manière générale, la terre donne les repères nécessaires aux déplacements du corps physique (coordination, sens du rythme, indépendance segmentaire, repérage dans l’espace), le feu développe la dynamique, l’air entretient cette dynamique et facilite le déplacement, l’eau dissout les impacts liés aux agressions subies et équilibre les effets du feu.
Le Chindaï comporte également un travail sur les sept couleurs de base. Trois couleurs sont privilégiées au départ : le orange, couleur dynamisante, le bleu, couleur relaxante, et le vert, couleur vitalisante.
Le travail avec les sons est abordé après quelques années de pratique. Ceux-ci viennent renforcer l’effet des couleurs sur le corps énergétique et contribuent à son expansion.

La progression technique du Chindaï comporte sept niveaux d’enchaînements correspondant à sept niveaux de pratique et à sept niveaux de maîtrise du corps énergétique.
Le premier niveau est dénommé « mini enchainement ». Il consiste à une première approche des techniques respiratoires, à la prise de conscience du corps énergétique, par la mise en place de phases statiques et de déplacements lents (travail sur les ancrages, en statique, en pivot, ou en déplacement et gestuel fluide, lente, coordonnées à la respiration).
Les autres niveaux appelés « enchainement » sont classés de 1 à 6. Ils proposent une progression à la fois sur le plan mental et sur le plan moteur.
L’accent est mis sur la recherche de l’autonomie du pratiquant, et sur l’importance d’un travail personnel régulier.

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