Prévention violence |
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Le Chindaï, art martial énergétique et non violent a déjà prouvé son efficacité pour canaliser les pulsions agressives et accompagner les enfants et les jeunes à une meilleure gestion de soi. |
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Pendant cinq ans (1995-2000), un programme de prévention avait été mise en place à Perpignan par la Police Nationale. A l’époque un partenariat est établi entre la Direction Départementale de la Sécurité Publique, l’Inspection Académique, la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports, et la Mairie de Perpignan. Des séances hebdomadaires de Chindaï sont mises en place dans les centres Loisirs-Jeunesse, sur le temps scolaire, en coopération avec les établissements scolaires. Ainsi, en 1996, une vingtaine de groupes de 15 à 25 jeunes bénéficient de cette pratique. Des cours bi-hebdomadaires sont mis en place pendant les vacances scolaires. Ils sont assurés par Patrick Peytavi, actuel Directeur Technique Chindaï Léo Lagrange et par les policiers qu’il a formés. Parallèlement, sont formés des enseignants et des travailleurs sociaux. |
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Objectif |
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Il s’agissait de prévenir la violence et les incivilités grâce à la pratique d’un art martial interne pour canaliser les pulsions agressives, développer une meilleure connaissance et une meilleure gestion de soi-même, établir ou conforter des repères fondamentaux (respect des horaires, du lieu, de l’hygiène, de la discipline, du groupe, de l’enseignant et de soi-même). |
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Evaluation |
L’efficacité de l’action a été officiellement reconnue par :
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une diminution sensible des incivilités dans le quartier ayant bénéficié de l’action.
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une baisse de l’agressivité, une meilleure écoute, une autonomisation des enfants et des adolescents selon les enseignants et les chefs d’établissement des quartiers concernés.
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diminution du sentiment d’insécurité, plus grande quiétude dans le quartier, moins de pression et de peur ressenties par les patrouilles de police, les travailleurs sociaux, les commerçants, les habitants et les jeunes.
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les témoignages des jeunes eux-mêmes : prise de conscience, responsabilisation vis-à-vis des plus jeunes, espoir en l’avenir.
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Malgré ces résultats concrets et probants, un changement d’orientation ministériel a entraîné l’abandon de ce programme.
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En 2008 |
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Aujourd’hui, l’intégration de cette pratique sportive au sein d’une Commission Nationale Chindaï Léo Lagrange, créée en 2007, permet de la proposer au sein de notre réseau d’associations et de structures d’animation.
En juin dernier un atelier de découverte s’est déroulé dans le cadre du challenge national de futsal à Bourgoin Jallieu dans l’Isère. Pendant deux jours, douze équipes de 11 à 15 ans ont pu expérimenter des séances de travail de 15 à 20 minutes entre deux matchs. Les deux animateurs Nicolas Pouzens et Nicolas Lamole ont axé leur travail sur des exercices respiratoires conçus pour changer de rythme et ainsi accéder à un état de calme favorable à la récupération après un effort intense. Ces exercices destinés à favoriser l'introspection ont pour but de faire rapidement baisser le rythme cardiaque après un match de compétition ou un entraînement. Avant les matchs le but était de parvenir à un état d'intériorité propice à la concentration. Cet état mental relaxant, capital chez un sportif quel que soit son niveau, favorise le centrage et limite ainsi la perte de confiance due à l'excès de stress qu'engendre l'environnement (public, arbitres, adversaires, enjeux...).
Le contact avec les jeunes et les animateurs a été très positif. Les animateurs responsables des équipes regardaient, un peu étonné et avec beaucoup d’attention, les jeunes couchés sur des tapis, en silence et calmes. Les interventions ont été ponctuées d’exercices, d'explications à l'intention des jeunes mais aussi de leurs éducateurs afin qu'ils puissent facilement comprendre le fonctionnement de ces techniques très simples mais fondamentales.
Une groupe d’animateur a également « testé » le chindaï et certains d’entre eux se sont montrés très intéressés et désireux de se former à ces techniques. Habituellement dispensés en cours d'une heure au sein d'un club, la durée et les techniques du Chindaï sont adaptables à toutes les situations et tous les publics en fonction des besoins.
Pour Gilbert Pascual, président de la Commission Chindaï Léo Lagrange « il est plus que jamais nécessaires de mettre oeuvre ce type d’intervention auprès des jeunes et également auprès des encadrants : travailleurs sociaux, éducateurs, animateurs, enseignants, police de proximité. » |
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