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MILIEU CARCERAL |
Présentation |
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Activités sportives en milieu carcéral |
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Pour l’UNSLL, la pratique sportive en milieu carcéral n’est pas conçue comme l’organisation d’une simple distraction. Elle a pour but le développement des activités physiques et sportives comme moyen d’épanouissement de l’individu et comme école d’apprentissage de la tolérance et de la solidarité.
Fin 2006, le comité consultatif national d'éthique, (CCNE) a remis un rapport qui se terminait ainsi : « une opinion publique, sensible aux seuls impératifs sécuritaires, finit par méconnaître le fait que la sécurité passe plus par un traitement carcéral digne des personnes que par l'indifférence, le mépris ou la vengeance ». L’Union Nationale Sportive Léo Lagrange souhaite à travers son projet éducatif sportif fédéral mettre en œuvre la fonction éducative du sport, laquelle suppose de réunir certaines conditions, telle que la formalisation d’un projet pédagogique, définissant des intentions et des actions s’inscrivant dans la durée, qui devront être réalisées en partenariat par des acteurs capables de mettre leur discipline au service d’objectifs éducatifs. C’est dans ce cadre que depuis quatre ans, elle intervient en milieu carcéral.
En janvier 2004, quatorze fédérations sportives ont signée une convention avec l’Administration pénitentiaire pour développer en quantité et en qualité, l’encadrement, l’animation et la formation à la pratique sportive dans les établissements pénitentiaires, conjointement par les personnels des instances fédérales et les services déconcentrés de l’administration pénitentiaire. La pratique des activités physiques et sportives en prison est prévue par les textes (loi 2000-627 du 6 juillet 2000 modifiant la loi no 84-610 du 16 juillet 1984). Elle fait partie intégrante de la mission d’insertion de l’administration pénitentiaire à l’égard des publics qu’elle accueille. |
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Trois fonctions principales |
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Pour l’UNSLL, la pratique sportive a une fonction de gestion et de régulation de la vie carcérale en prévenant ses effets néfastes sur la santé physique et mentale des détenus (hygiène physique, stress, etc.) En second lieu, une fonction de resocialisation. La pratique sportive est l’occasion de sortir de sa cellule et de ce mêler aux autres. Enfin, une fonction de réinsertion en contribuant à créer la réinsertion par analogie entre projet sportif et projet de vie.
Les interventions sont structurées autour de deux fonctions génériques et complémentaires : la surveillance, répondant à des impératifs de sécurité et de privation de liberté, et la réinsertion des détenus, répondant à des impératifs de réhabilitation et de lutte contre la récidive. La conception et la mise en œuvre des actions doivent optimiser l’utilisation des ressources existantes tout en dotant le monde carcéral de compétences supplémL intervient au sein d’un établissement ou dans le cadre plus général du projet global d’un département ou d’une direction régionale de la sécurité publique (DRSP). Les actions sont modulables à tout établissement que soit maison d’arrêt, centre de détention ou centre pénitentiaire, aux différents « publics incarcérés » et peuvent s’inscrire sur l’ensemble de la période d’incarcération en définissant des objectifs particuliers.
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Les ateliers sportifs |
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Les ateliers sportifs personnalisés sont
organisés sous forme de cycles d’activités sportives regroupant un
ensemble de disciplines (par exemple les sports collectifs, les sports
de forme ou les disciplines de remise en condition physique). Ce sont
des ateliers sportifs à entrée et sortie permanentes, complétés par la
programmation de cycles sportifs thématiques de six séances. Les
ateliers sportifs permanents proposent une pratique régulière d’une ou
de plusieurs activités physiques et sportives sur une durée suffisamment
longue pour avoir une action significative au niveau de leur santé. Les
cycles sportifs thématiques ont, eux, vocation à réaliser un travail
individualisé pour des PPSMJ (personnes placées sous main de justice)
concernées par des problématiques communes (confiance en soi, stress,…).
Les moniteurs ou intervenants sportifs qui encadrent ces ateliers
travaillent sur la base des objectifs spécifiques de chaque détenu. Ils
contractualisent alors un programme qui aboutit à des résultats évalués
et transférables. Les acquisitions se font plus spécialement dans le
domaine de la resocialisation et de la réinsertion ainsi que de la
connaissance de soi.
Ces ateliers font donc l’objet d’une prescription et d’une
contractualisation entre les détenus, l’encadrant et les travailleurs
sociaux. |
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Les formations |
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Le rapport à la règle constitue « le fil rouge » de
ces formations, que se soit dans le domaine de l’arbitrage, du
secourisme ou de l’animation sportive. Cette appréhension de la notion
de règle se fera de manière théorique et pratique.
Ces formations s’inscrivent dans le cadre des mesures de droit commun de la
réinsertion sociale et professionnelle des détenus. Leur but est de
permettre aux stagiaires de construire un autre projet de vie, de
développer leur sociabilité, c’est-à-dire leur capacité à endosser et à
assumer différents rôles sociaux (animateur, arbitre et secouriste).
L’objectif est de leur permettre de comprendre « la règle », de la
restituer dans un contexte plus général que celui du sport, de la faire
appliquer et surtout de l’appliquer soi-même. Ceci suppose des
apprentissages techniques mais aussi une maîtrise de soi qui est
transférable dans d’autres situations de la vie quotidienne et une
meilleure gestion de soi et du groupe. Cela explique également le rôle
de l’arbitrage. L’enjeu se situe ici dans le développement de leur
capacité à agir logiquement et consciemment et de se défaire le plus
possible de l’influence négative d’un environnement. Une réussite dans
les domaines de l’arbitrage, du secourisme et de l’animation sportive
constituera probablement la première réussite dans le parcours
d’apprentissage des stagiaires.
Depuis quatre ans, les programmes de l’UNSLL se sont déroulés dans les
établissements pénitentiaires de Avignon-Le Pontet, Beauvais, Compiègne,
Luynes, Nanterre, Tarascon, Salon de Provence, Toulon la Ferlède et
Villefranche sur Saône.
En 2008, l’UNSLL, comme les autres fédérations sportives concernées, auront
à signer le renouvellement de leur convention avec l’Administration
pénitentiaires. |
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