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Sylvain PREHU |
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Tél 01 53 09 00 00 |
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Cinq jours pour
apprendre à se dépasser |
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Depuis 1996, l'UNSLL organise des
raids aventure. Depuis sa création, c’est est un outil pédagogique
faisant du sport non pas une fin en soi mais un moyen de tester
ses limites, d’apprendre à vivre en commun et de développer son
sens des responsabilités.
Depuis plus de 10 ans, l’UNSLL
appliquent toujours la même pédagogie en matière d’organisation de
raid aventure. Nous avons choisi de placer des jeunes face à des
situations difficiles au travers d'activités sportives tout en
leur laissant une grande autonomie dans la gestion de leur vie
quotidienne. Cela met à l'épreuve leur sens de la responsabilité,
de l'adaptation de la solidarité. Cela leur permet aussi de vivre
des moments de partage de convivialité et de leur faire découvrir
et respecter un environnement nouveau. D’abord créés pour les
jeunes des quartiers, le temps a vu les raids aventure s’ouvrir à
des publics nouveaux plus ruraux. |
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Agenda |
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Raid aventure national
du
20 au 24 juillet |
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Raid PACA du
27 au 30 avril |
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Du risque virtuel au risque réel |
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L’aventure évoque inévitablement la
découverte de l’inconnu. Et qui parle d’inconnu aborde
naturellement la notion de risque. Le raid Léo Lagrange
est bien une source de risques, car il s’agit avant tout
d’une épreuve sportive avec des activités qui ne sont
pas toujours faciles, pour des jeunes qui n’ont pas ou
peu d’activités physiques régulières. Les risques dont
il est ici question sont ceux inhérents aux la pratiques
sportives inconnues, choisies pour placer les jeunes
face à des situations difficiles. Au cours de ces
épreuves, les jeunes vont se sentir en situation de
risque parce qu’elles leur demandent un engagement dont
ils n’ont pas forcément l’habitude. Il y a alors le
sentiment d’un danger qu’il faut vaincre. On peut parler
de risques virtuels, car des pratiques sportives non
connues amènent des représentations mentales chez les
jeunes. Il y a bien des risques physiques liés à la
pratique des activités sportives. Chaque épreuve est
construite et encadrée dans le sens d’une sécurité
maximum, afin de les minimiser.
L’essentiel est de placer les jeunes
face à des risques qui leur semblent réels, alors que la
situation qui leur est proposée n’a rien de
spécifiquement dangereux. Il s’agit d’insérer les jeunes
dans un système les mettant en situation constante de
choix, d’adaptation à la règle et aux situations
problèmes, afin qu’ils trouvent ensemble les solutions
les mieux adaptées aux problèmes qui leurs sont posés.
Dans le Raid Léo Lagrange Aventure, il y a pourtant des
risques qui peuvent être bien réels qui concernent
essentiellement le déroulement de la vie quotidienne et
les relations entre les jeunes. |
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Un programme sportif difficile |
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Pour que le raid reste ancré dans la
mémoire des jeunes, il faut concilier les moments de
joie intense avec des moments physiquement durs à
supporter. La dépense physique occasionnée par les
épreuves sportives doit être gérée, connue, approchée a
priori pour que l’aventure se déroule dans de bonnes
conditions. Ce n’est pas forcément quelque chose d’inné
chez les concurrents ! Une préparation physique, un plan
d’entraînement, « d’acclimatation à l’effort » peut donc
être nécessaire. Les animateurs responsables des équipes
ont alors des contenus de préparation à élaborer pour
travailler le physique des jeunes. |
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La gestion de la vie quotidienne |
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Un objectif de ce type de programme
est la responsabilisation et la gestion de la vie au
quotidien. Avant le départ, il est indispensable
d’aborder des thèmes comme la liste du matériel à
emporter, la confection de menus équilibrés, la
réalisation d’un budget de fonctionnement et le respect
de l’intégrité physique (de soi et des autres avec des
notions d’hygiène. |
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Le respect d’autrui |
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Les animateurs doivent prendre en
compte, dans la préparation du raid et dans
l’accompagnement des équipes pendant le raid, les
difficultés relationnelles qui peuvent survenir au sein
d’une même équipe. Le raid est physiquement et
mentalement éprouvant. Plus les efforts se cumulent, et
plus les corps et les esprits sont fragilisés.
L’animateur doit alors savoir être le régulateur au sein
de son équipe. La difficulté des épreuves mettant les
jeunes sous le poids de la fatigue, des débordements en
tous genres peuvent intervenir : insultes, disputes,
…L’animateur est chargé de maîtriser tous ces conflits
en fixant au préalable des règles et des objectifs de
comportement. |
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Utilisation des qualités de chacun |
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Une équipe, c’est six concurrents
dont un capitaine. Chaque concurrent a un rôle à jouer
dans l’équipe : l’animateur devra veiller à la
valorisation de tous. Pas d’exclusion de sexe, de poids
ou de capacités physiques. Chacun participe à sa mesure. |
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Les relations avec les adversaires |
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Le paradoxe que nous offre la
compétition sportive, c’est la juxtaposition de
relations d’adversité pendant les épreuves, avec des
relations conviviales, voire amicales, après ces
épreuves. Il faut que pendant les épreuves, comme en
dehors, le bon esprit et le fair-play prennent le
dessus. |
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Des objectifs pédagogiques différents |
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Au-delà des objectifs pédagogiques
Léo Lagrange, chaque structure arrive sur le raid avec
ses propres objectifs, liés à son équipe. Les uns, c’est
pour « la gagne » des épreuves sportives. C’est tout à
fait accepté comme une finalité pédagogique valable,
puisque de toutes façons pour bien figurer au tableau
d’arrivée, il ne suffit pas de remporter les épreuves
sportives, il faut aussi répondre aux objectifs
collectifs du raid (savoir, utiliser les compétences de
chacun, travailler ensemble…). « Si avec ce type
d’objectif, l’équipe gagne les épreuves mais remporte
aussi le trophée de l’esprit sportif, c’est qu’ils sont
bien dans l’esprit du raid. »
Avoir un objectif sportif avant tout n’empêche pas le
travail sur le respect des règles, de ses partenaires et
adversaires mais aussi sur l’apprentissage de la vie
collective. Pour d’autres, la réussite, c’est de
parvenir à s’intégrer, à participer à la vie collective.
C’est le cas par exemple de l’ARI (association régionale
pour l’insertion) qui a choisi de réinscrire deux
équipes, venant du Verdier et de Marseille, au raid
aventure en 2007. L’ARI est une association de 35
établissements spécialisés qui se consacrent à
l’intégration des enfants qui présente des difficultés
psychologiques s’exprimant par des troubles du
comportement perturbant la socialisation. « Cela avait
très bien fonctionné l’année dernière avec de bons
retours de la part des jeunes et des encadrants. Ce que
nous attendons du raid aventure, c’est donner leur
donner l’opportunité de s’intégrer dans un groupe et de
partager une aventure en commun. » précise Magali
Soubias, psychologue. L'objectif est d'obtenir des
retombées sur le comportement des jeunes dans leur
environnement quotidien. |
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La mixité |
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Nous recommandons la mixité avec
l’inscription d’équipes entièrement composées de filles,
ou d’équipes mixtes. La présence de filles adoucit
l’ambiance générale des raids. Elles se positionnent
moins dans la « gagne » que les garçons mais plus dans
le relationnel. Elles encouragent leur équipe mais aussi
les autres, elles aiment discuter avec tout le monde,
elles créent le lien. |
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Le rôle de l’animateur |
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Il est primordial dans la phase de
préparation des équipes en amont du raid aventure.
Préparation physique mais aussi travail sur les valeurs
de l’esprit sportif. Chaque équipe reçoit
Le kit pédagogique de l’esprit sportif. Peut commencer
ainsi une phase de sensibilisation aux dérives du sport
comme la violence et aborder pour la première fois, la
question du dopage.
Dès l’arrivée, l’équipe d’organisation peut voir la
différence entre ceux qui ont été « breafés » avant le
raid et les autres arrivent sans informations, ni
entraînement suffisants.
Nous demandons aux animateurs d’être des fédérateurs
d’équipes. Ils doivent parvenir à ce que leur équipe «
fasse ensemble ». Cela passe aussi par le respect des
règles d’hygiène jusqu’au coaching des épreuves
sportives ; ne pas les pousser à la gagne à tout prix
mais de mettre en place la meilleure stratégie pour que
chacun puisse faire montre de ses compétences
personnels. Les animateurs ne sont pas là uniquement
pour accompagner les jeunes et laisser le relais à
l’équipe logistique du raid, ils ont un vrai rôle
éducatif d’autant plus important que l’on voit
l’attitude des jeunes se calque sur celle de leurs
animateurs. L’animateur est vécu comme un modèle, seule
référence connue, dans un environnement nouveau.
L’animateur est un point d’ancrage et ils n’en ont pas
toujours conscience. Dans un raid aventure les
animateurs sont partie prenante des équipes et
participent au même titre que les autres aux épreuves
sportives ce qui permet de créer des liens forts avec
les jeunes. C’est pour cela que les organisateurs du
raid Léo préconisent des encadrements d’équipes par un
animateur permanent de la structure plutôt qu’un
vacataire, recruté pour l’été et que les jeunes ne
connaissent pas. Ils sont le garant de la réussite
éducative d’un raid.
Si les jeunes et les responsables de structures
plébiscitent les raids aventure, il faut demeurer
vigilants sur les méthodes d’organisation. La tentation
de consommation d’un séjour sportif à sensation est
toujours là. L’aventure est bien souvent synonyme de
découverte, d’inconnu. Dans l’imaginaire des jeunes, le
raid sportif c’est le Paris-Dakar, la traversée de
l’Atlantique à la rame, les tours du monde à la voile en
solitaire ou le Raid Gauloise…Les jeunes qui possèdent
ces représentations doivent retrouver dans le raid
aventure Léo Lagrange, la notion de défi physique et de
dépassement de soi mais aussi s’enrichir en apprenant
les relations inter équipe, l’autonomie et la
solidarité.
Pour une structure d’animation, cela peut être
confortable d’acheter, raid sportif, clés en main.
L’investissement pédagogique en amont est indispensable
pour garantir la réussite éducative d’un raid aventure
Léo Lagrange. « La fonction éducative et sociale du
sport dépend du projet dans lequel l’activité physique
s’inscrit ». |
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